Le factoring permet aux entreprises du BTP de disposer rapidement de l’argent de leurs factures clients sans attendre leur échéance. Cette solution de financement s’avère particulièrement utile dans un secteur où les délais de paiement peuvent s’étirer sur plusieurs mois, mettant à mal la trésorerie des entrepreneurs.
Qui peut bénéficier de l’affacturage dans le BTP ?
L’affacturage s’adresse à toutes les entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics : artisans, PME de construction, bureaux d’études, entreprises de terrassement ou de génie civil. La taille de l’entreprise n’est pas un critère limitant.
Une restriction importante s’applique : l’entreprise ne peut pas bénéficier d’affacturage si ses clients sont des particuliers. Les factures doivent concerner exclusivement des entreprises privées ou des organismes publics.
Cette contrainte pose rarement problème dans le BTP, où les entreprises travaillent généralement pour d’autres sociétés ou des collectivités locales sur des marchés publics.
Comment fonctionne le financement des créances ?
Le paiement intervient rapidement : en moyenne 24 à 48 heures après la transmission de la facture au factor. Ce délai reste indépendant des facilités de règlement accordées au client final.
Le factor peut financer jusqu’à 95 % du montant TTC des créances cédées. Dans certains cas, après constitution d’un fonds de garantie, le financement peut atteindre 100 % du montant des factures.
La participation au fonds de garantie représente généralement 10 % du chiffre d’affaires cédé. Ce mécanisme couvre le risque de factures impayées et protège le factor contre les défaillances clients.
Quels sont les coûts du factoring ?
Deux types de commissions s’appliquent dans l’affacturage. La commission de financement correspond à un taux d’intérêt appliqué sur le montant de l’argent avancé, généralement basé sur l’Euribor 3 mois.
La commission d’affacturage couvre les frais de gestion et peut être exprimée en pourcentage du chiffre d’affaires cédé ou sous forme forfaitaire. Pour les TPE et PME du BTP, les factors proposent souvent des offres tarifées au forfait, plus simples à budgéter.
Les obligations administratives à respecter
Chaque entreprise cliente doit être déclarée au factor avec le montant de l’encours global des factures et ses coordonnées complètes, incluant le numéro de Siret.
L’entreprise doit informer ses clients par une mention de subrogation apposée sur chaque facture, qu’il s’agisse d’une facture électronique ou papier. Cette obligation légale indique que la créance a été cédée au factor.
Le factor exige souvent une assurance-crédit, sauf lorsqu’il n’y a pas de risque comme avec les collectivités ou administrations publiques. En cas d’impayés, si l’assurance couvre 80 % des créances, le factor récupère les 20 % restants via le fonds de garantie.
Les spécificités du BTP en matière d’affacturage
Les entreprises du secteur attendent généralement entre 45 et 60 jours ou plus pour être payées de leurs prestations. Ces délais peuvent même s’étendre de 30 à 90 jours selon les contrats.
Le factoring permet d’être payé dans les heures qui suivent la livraison ou la fin de la prestation, révolutionnant ainsi la gestion de trésorerie des entreprises du BTP.
Les factors restent parfois sélectifs avec certaines activités du secteur ayant de nombreux sous-traitants, considérant que cela complexifie le suivi des créances.
Le reverse factoring : une alternative pour les grandes entreprises
Le reverse factoring présente un intérêt particulier pour les donneurs d’ordre du BTP. Cette solution permet de conserver les délais de paiement fournisseurs habituels tout en offrant aux sous-traitants un paiement sous 48 heures.
Cette formule reste accessible uniquement aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 10 millions d’euros.
Pour les TPE et PME du BTP qui représentent la majorité du secteur, des solutions spécialisées comme celle proposée par Faktus offrent un financement à taux fixe sans frais cachés, avec un financement de 90 % des factures en 48 heures, que ce soit pour des marchés publics ou privés.

