Conduire toute la journée, seul à bord d’une voiture équipée de radars, pour repérer les excès de vitesse sur les routes du Grand Est, le tout en CDI à 1 800 € par mois ? Oui, c’est un vrai boulot. Et non, ce n’est pas un épisode de série policière.
Un job discret, mais bien réel
Face à la réforme de l’assurance-chômage et dans un contexte économique où chaque opportunité compte, ce type de poste attire de plus en plus l’attention. Une entreprise du secteur privé, mandatée par l’État, recherche actuellement des conducteurs de voitures-radar dans la Meurthe-et-Moselle. Leur mission ? Parcourir les routes en solitaire, à bord d’un véhicule bardé de capteurs, pour traquer les infractions à la vitesse – sans jamais sortir du confort du siège conducteur.
Un profil plus accessible qu’il n’y paraît
Pas besoin d’avoir été agent secret ou pilote de course. Le profil recherché est relativement large, avec une exigence centrale : la rigueur. Il faut aimer rouler (beaucoup), seul, et savoir rester concentré pendant plusieurs heures. Un permis B en cours de validité depuis au moins trois ans est indispensable, tout comme un bon comportement au volant – 10 points minimum sur le permis, c’est mieux. Les personnes ayant travaillé dans la conduite professionnelle, les transports, ou même la sécurité, partent avec une longueur d’avance.
Ce qu’on vous demandera… et ce qu’on vous promet
Le travail ne se résume pas à rouler. Il faudra respecter un cahier des charges précis, suivre un itinéraire défini par un coordinateur, et veiller à garder le véhicule propre et en état irréprochable. Et attention : les horaires sont variables. Il faut pouvoir travailler le jour, la nuit, les week-ends et jours fériés. En bref, ce n’est pas un poste de bureau. En échange, vous signez un CDI à 22 000 € brut par an, avec des indemnités repas en prime. Et pour ceux qui veulent de la stabilité, c’est un vrai contrat dans un contexte où la précarité gagne du terrain.
Entre indépendance et responsabilité
Travailler en tant que conducteur de voiture-radar, c’est un peu comme vivre entre deux mondes. D’un côté, vous êtes libre dans votre bulle, à l’abri du tumulte des open spaces et des réunions à rallonge. De l’autre, vous incarnez une mission de service public, souvent critiquée, parfois redoutée. Il faut donc un certain sang-froid et une vraie conscience professionnelle. L’État ne confie pas n’importe quelle mission à n’importe qui.
Pour qui ce job est-il vraiment fait ?
Ce type de poste peut convenir à ceux qui cherchent un revenu stable, mais aussi à ceux qui aiment conduire, ont le sens du devoir et savent rester discrets. Ce n’est clairement pas un emploi pour les amateurs de contacts sociaux. Mais si vous trouvez le confort dans la solitude, que vous aimez les longues routes et que la sécurité routière vous parle, ce métier a tout pour vous séduire.
Alors, prêt à prendre le volant autrement ? Car si l’idée de faire respecter la loi au volant d’un véhicule banalisé vous attire, c’est peut-être le moment d’envisager cette nouvelle voie. Au fond, entre faire la tournée des radars et attendre la fin du mois, certains auront déjà choisi.

