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Ibm chute lourdement en bourse après avoir raté ses objectifs ?

julien
écrit par Julien

juillet 13, 2026

Le monde de la technologie peut parfois réserver de mauvaises surprises, même aux entreprises les plus établies. En juillet, le secteur a connu un véritable tremblement de terre quand IBM chute lourdement en Bourse après avoir raté ses objectifs trimestriels. Cette chute spectaculaire de 25% en une seule journée représente la pire performance de l’action depuis 1972. Les investisseurs ont été pris de court par des résultats décevants et une transformation brutale des priorités des clients vers l’intelligence artificielle.

En bref

  • IBM a enregistré un chiffre d’affaires de 17,2 milliards de dollars, bien en dessous des 17,86 milliards attendus, avec un bénéfice par action de 2,93 dollars contre 3,01 dollars prévu
  • L’action a perdu 25% de sa valeur en une journée, la plus forte baisse depuis 1972, tombant près de son plus bas niveau annuel à 219,91 dollars
  • Les clients ont massivement réorienté leurs budgets vers les infrastructures IA (serveurs, puces, stockage) au détriment des logiciels, un changement qu’IBM n’avait pas anticipé
  • Les analystes sont divisés : HSBC dégrade le titre avec un objectif à 191 dollars tandis qu’Oppenheimer reste optimiste avec un objectif à 350 dollars
  • IBM investit plus de 10 milliards de dollars dans l’ordinateur quantique et développe des partenariats avec OpenAI pour reconquérir la confiance des investisseurs

Analyse des résultats trimestriels d’IBM

IBM chute lourdement en Bourse après avoir raté ses objectifs trimestriels, plongeant de 25 % lors d’une séance historique mi-juillet. Le géant technologique a publié un chiffre d’affaires de 17,2 milliards de dollars, largement inférieur aux 17,86 milliards attendus par les analystes.

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Le bénéfice par action ajusté s’est établi à 2,93 dollars, manquant le consensus de 3,01 dollars. Cette déception a provoqué la plus forte chute du titre en une seule journée depuis 1972, faisant descendre l’action jusqu’à 219,91 dollars, tout proche de son plus bas sur 52 semaines.

Le PDG Arvind Krishna a pris la décision inhabituelle de communiquer une semaine avant la date prévue pour préparer le marché. Les divisions logiciels et infrastructures ont toutes deux manqué significativement les attentes des investisseurs.

Le segment infrastructures a particulièrement déçu avec une baisse de 7 % des ventes. Les ordinateurs mainframe, utilisés par les banques et les compagnies aériennes pour traiter des millions de transactions quotidiennes, ont été pointés du doigt comme la principale source de faiblesse.

Les raisons de la chute du titre IBM en Bourse

Le groupe technologique a reconnu avoir « flanché » face à l’ampleur de la réorientation des dépenses d’investissement de ses clients. De nombreux grands contrats n’ont pas été conclus comme prévu avant la clôture du trimestre.

Réorientation des investissements des clients vers l’IA

Les entreprises ont brutalement basculé leurs budgets des logiciels vers les infrastructures de centres de données. Serveurs, puces et équipements réseau dédiés à l’intelligence artificielle sont devenus les priorités absolues.

Dans les dernières semaines de juin, les clients ont réorienté leurs dépenses trimestrielles vers des serveurs, du stockage et de la mémoire. L’objectif ? Sécuriser des infrastructures en tension d’approvisionnement avant des hausses de prix attendues.

Cette ruée vers les équipements matériels a asséché les budgets consacrés aux logiciels. IBM n’a pas anticipé cette transformation aussi rapide des priorités technologiques de ses clients.

Impact de la cybersécurité sur les ventes

Les entreprises privilégient désormais massivement les dépenses de cybersécurité après des percées récentes dans le piratage assisté par intelligence artificielle. Ce changement de priorités a ralenti certaines décisions d’achat dans d’autres domaines.

La combinaison de ces deux phénomènes a créé un environnement commercial difficile pour IBM. Le secteur technologique dans son ensemble a ressenti cette pression, avec des résultats décevants chez Microsoft, ServiceNow et Salesforce qui ont enregistré des baisses simultanées comprises entre 2 % et 5 %.

Conséquences sur le marché et les prévisions

La débâcle d’IBM a entraîné dans son sillage l’ensemble du secteur des logiciels professionnels. L’iShares Expanded Tech-Software Sector ETF a reculé de plus de 4 % le jour de l’annonce.

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IBM prévoit pour le prochain trimestre une croissance du chiffre d’affaires limitée à 1 %, la plus faible progression en plus d’un an. Le flux de trésorerie disponible pourrait manquer l’objectif d’une hausse annuelle d’un milliard de dollars.

Les investisseurs s’interrogent sur la capacité du groupe à maintenir sa trajectoire de transformation. Le titre avait déjà clôturé la séance précédente à 290,23 dollars, avant sa chute vertigineuse jusqu’à -26 % en séance.

L’action reste proche de son plancher annuel à 212,34 dollars. Cette correction majeure efface plusieurs mois de gains et remet en question la valorisation attribuée aux efforts de repositionnement stratégique du groupe.

Les réactions des analystes face à la performance d’IBM

Les maisons d’analyse ont rapidement réagi aux résultats décevants. Les révisions des objectifs de cours illustrent la divergence des opinions sur l’avenir du groupe américain.

Changements d’objectifs de cours par les banques

BofA Securities a abaissé son objectif de cours à 280 dollars contre 330 dollars précédemment. La banque anticipe une croissance des logiciels « à un chiffre médian » et un recul de l’infrastructure dans les mêmes proportions.

HSBC a pris une position plus radicale en dégradant le titre à « Reduce » avec un objectif de cours à 191 dollars. Cette révision suggère un potentiel de baisse supplémentaire depuis les niveaux actuels.

À l’inverse, Oppenheimer garde la foi et relève son objectif de cours à 350 dollars. Evercore ISI maintient sa recommandation « Outperform » avec un objectif à 310 dollars.

Recommandations d’achat ou de vente des titres

Les recommandations se répartissent désormais en trois catégories distinctes :

  • Les optimistes qui voient une opportunité d’achat après la correction brutale
  • Les prudents qui maintiennent leur recommandation d’achat mais abaissent leurs objectifs
  • Les sceptiques qui conseillent d’alléger les positions face aux défis structurels

BofA Securities justifie sa valorisation à 20 fois la valeur d’entreprise rapportée au flux de trésorerie disponible attendu en 2027. Cette méthodologie suggère que le titre reste cher malgré la correction récente.

Perspectives d’avenir pour IBM

Le contexte technologique évolue à une vitesse que même les acteurs historiques peinent à suivre. IBM fait face à une transformation des attentes de ses clients et des dynamiques de marché.

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Le groupe mise sur un repositionnement comme éditeur de logiciels via des acquisitions stratégiques. Red Hat, HashiCorp et Confluent font partie de cette stratégie de renforcement du portefeuille logiciel.

La division Red Hat a d’ailleurs progressé de 11 % au deuxième trimestre, démontrant le potentiel de certaines activités. L’activité logiciels dans son ensemble a gagné 5 %, même si ce rythme marque un ralentissement net après les 11 % du premier trimestre.

Le titre avait déjà perdu plus de 13 % en février suite à l’annonce par Anthropic d’un outil capable de moderniser des applications en COBOL. Cette sensibilité illustre la fragilité de la confiance des investisseurs.

Stratégies d’IBM pour retrouver la confiance des investisseurs

IBM engage plus de 10 milliards de dollars pour construire le premier ordinateur quantique à grande échelle d’ici 2029. Cet investissement massif témoigne de l’ambition du groupe de rester pionnier dans les technologies de rupture.

Des partenariats avec OpenAI ont été annoncés, bien que ces initiatives restent encore précoces. L’intelligence artificielle représente à la fois un défi et une opportunité pour le géant bleu.

Nous conseillons aux investisseurs de surveiller attentivement les prochains trimestres. La capacité d’IBM à reconquérir la confiance passera par des résultats concrets dans ses divisions clés, notamment Red Hat et les services cloud.

Le groupe doit démontrer qu’il peut capter une part significative des budgets technologiques réorientés vers l’IA. Sa survie en tant que leader technologique dépendra de sa capacité à anticiper plutôt qu’à subir les transformations du marché.

FAQ

Pourquoi l’action IBM chute-t-elle autant ?

Pourquoi l’action IBM chute-t-elle autant ? IBM a raté ses objectifs trimestriels (chiffre d’affaires et BPA), avec une baisse des ventes d’infrastructures et des contrats décalés, sur fond de réorientation des budgets clients vers l’IA et la cybersécurité.

IBM est-elle une bonne option d’achat en ce moment ?

IBM est-elle une bonne option d’achat en ce moment ? Cela dépend de votre horizon et du risque : le titre a fortement corrigé, mais les prévisions sont faibles (croissance limitée) et les avis d’analystes divergent, avec des objectifs de cours très écartés.

Que se passe-t-il chez IBM ?

Que se passe-t-il chez IBM ? IBM fait face à un basculement rapide des dépenses IT vers serveurs, puces et équipements IA, ce qui a pesé sur les logiciels et l’infrastructure. Le groupe mise sur Red Hat et des acquisitions pour accélérer sa transformation.

Quels indicateurs des résultats trimestriels ont le plus déçu les investisseurs ?

Quels indicateurs des résultats trimestriels ont le plus déçu les investisseurs ? Le chiffre d’affaires (17,2 Md$ vs 17,86 attendus) et le bénéfice par action ajusté (2,93$ vs 3,01) ont manqué le consensus, déclenchant une chute historique du titre.

Comment la réorientation vers l’IA et la cybersécurité pèse-t-elle sur les ventes d’IBM ?

Comment la réorientation vers l’IA et la cybersécurité pèse-t-elle sur les ventes d’IBM ? Les clients déplacent leurs budgets des logiciels vers des infrastructures de centres de données et des dépenses de cybersécurité, ce qui assèche certains projets et retarde la signature de grands contrats.

julien

Passionné de finance, de crypto et d’investissements, Julien est le flair derrière les publications de Minoritaires.com. Toujours à l’affût des tendances émergentes, il excelle dans l’art de “digger” l’info fraîche avant tout le monde. Analyste rigoureux et vulgarisateur dans l’âme, il éclaire chaque actualité avec clarté, pertinence et une dose d'enthousiasme contagieux. Avec Julien, l’info financière devient aussi captivante qu’un thriller.