Le spécialiste du ferroviaire Alstom affiche une belle progression à la Bourse de Paris, dopé par l’annonce d’un important contrat américain. Cette nouvelle commande s’inscrit dans la stratégie d’expansion internationale du groupe français, qui multiplie les succès commerciaux.
Le titre grimpe de 6,3 % après l’annonce du contrat américain
Mercredi 10 septembre, Alstom bondissait de près de 6,3 % en début de journée à la Bourse de Paris, s’imposant comme la star du SBF 120. Cette envolée fait suite à l’annonce, la veille au soir, d’un contrat de 1,1 milliard de dollars (environ un milliard d’euros) signé avec NJ Transit, qui représente la troisième agence de transport public américaine par la taille.
L’accord prévoit la livraison de 200 voitures à deux niveaux Multilevel III et de 12 locomotives bimodes ALP 45. Avec cette commande, NJ Transit portera à 374 le nombre total de véhicules Multilevel III dans sa flotte. Ces nouveaux matériels roulants, bien plus modernes, remplaceront des trains vieux de quarante ans et permettront d’accroître la capacité d’accueil de plus de 12 %.
L’Amérique du Nord devient un terrain de jeu privilégié
Ce contrat confirme l’ancrage solide d’Alstom sur le marché américain. Quelques mois plus tôt, en juillet, le groupe avait déjà bouclé une méga-commande de 2 milliards d’euros pour fournir des trains de banlieue destinés à la région new-yorkaise.
Plus de 12 000 véhicules neufs ou rénovés ont été livrés par Alstom aux différents opérateurs ferroviaires américains. Cette présence massive couvre les principales métropoles du pays : New York, Chicago, Los Angeles, Atlanta, Boston, Washington D.C., San Francisco et le New Jersey. Le constructeur français peut aussi se targuer d’avoir conçu les premiers trains à grande vitesse assemblés sur le territoire américain.
Des commandes qui s’enchaînent à travers le monde
L’activité commerciale d’Alstom garde un rythme soutenu. Le 8 septembre dernier, l’entreprise annonçait la signature d’un contrat de 538 millions d’euros avec Wellington, en Nouvelle-Zélande. Ce marché porte sur 18 trains à batterie Adessia Stream B, accompagnés d’un contrat de maintenance étalé sur 35 ans. Quelques semaines auparavant, un autre accord d’une centaine de millions d’euros était conclu en Inde, cette fois pour équiper la ligne 4 du métro de Mumbai.
Selon Bernard Delpit, directeur financier du groupe, cette accélération commerciale se confirme durant le deuxième trimestre de l’exercice 2025-2026, qui couvre juillet à septembre.
Des prévisions maintenues, mais un potentiel de révision à la hausse
Pour l’exercice 2025-2026, Alstom campe sur ses prévisions initiales : croissance du chiffre d’affaires à données comparables entre 3% et 5%, marge d’exploitation ajustée proche de 7%. Le flux de trésorerie libre devrait osciller entre 200 et 400 millions d’euros, tandis que les prises de commandes surpasseront le chiffre d’affaires.
Sollicité par les analystes sur une éventuelle révision à la hausse de ces objectifs, Bernard Delpit reste prudent et juge qu’il est « trop tôt » pour modifier les prévisions. Il reconnaît néanmoins que le premier semestre se situe dans le haut de la fourchette de croissance anticipée. Le dirigeant n’exclut pas une réévaluation des objectifs une fois que la visibilité sur le reste de l’année sera meilleure.

