Le CAC 40 a gagné du terrain ce lundi 26 mai, avec un bond de 1,2 % qui l’amène à 7 828,13 points. Cette reprise fait suite à une détente dans le bras de fer commercial entre Washington et Bruxelles. Les échanges sont restés modérés, les places de New York et Londres étant fermées pour cause de jour férié.
Un report stratégique des surtaxes douanières
Après avoir chuté de 1,65 % vendredi dernier, l’indice phare de la Bourse de Paris entame cette nouvelle semaine du bon pied. Cette embellie s’explique par le report au 9 juillet des surtaxes douanières américaines de 50 % qui menaçaient l’Union européenne. Ces droits de douane punitifs avaient déjà été repoussés une première fois jusqu’au 1er juin. La semaine passée, Donald Trump avait brandi de nouveau cette menace pour le 1er juin, dans un climat de négociations commerciales particulièrement houleuses avec l’Europe.
Vers une désescalade des tensions commerciales
Cette prolongation du répit, annoncée entre dimanche soir et lundi matin après un entretien qualifié de « très positif » entre Donald Trump et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, rassure les investisseurs. Un gestionnaire de LBP Asset Management y voit la preuve que le président américain finit par plier devant les réactions négatives des marchés financiers à ses annonces. Reste que l’épilogue de cette guerre commerciale demeure flou. Si les tarifs à 50 % ont peu de chances de voir le jour, une hausse au-delà des 10 % actuels n’est pas à exclure.
La majorité des valeurs du CAC 40 dans le vert
Bien que les volumes soient restés en retrait avec la fermeture des principales places anglo-saxonnes, la plupart des titres du CAC 40 ont terminé la séance en territoire positif. Les valeurs cycliques ont particulièrement tiré leur épingle du jeu : Stellantis s’adjuge 4,8 % tandis qu’ArcelorMittal s’octroie 4 % de progression. Du côté des devises, l’euro gagne légèrement 0,1 % face au billet vert et s’établit à 1,138 dollar. Le pétrole marque le pas : le Brent de mer du Nord abandonne 0,1 % à 64,12 dollars le baril, et le WTI new-yorkais suit la même tendance avec un repli de 0,1 % à 61,48 dollars.

