Les actions des groupes Edenred et Pluxee ont fortement chuté ce lundi à la Bourse de Paris suite à l’annonce d’une enquête lancée par l’Autorité turque de la concurrence, ciblant les principaux acteurs des titres-restaurant du pays.
Forte réaction des marchés à Paris
Vers 9h30, les cours des deux sociétés ont connu une baisse marquée face à ce risque réglementaire accru. Edenred a perdu près de 5 %, tandis que Pluxee a reculé de plus de 6 %, s’inscrivant parmi les plus fortes dépréciations au sein de l’indice SBF 120 aux alentours de 11h45.
Enquête sur des pratiques anticoncurrentielles
L’Autorité turque a ouvert une enquête visant à déterminer si Edenred, Multinet, Pluxee et Setcard ont enfreint la législation sur la concurrence, notamment via des pratiques telles que des offres collusoires, la répartition des clients et l’échange d’informations sensibles. Une investigation préliminaire a déjà révélé des indices de comportements anticoncurrentiels.
Dans un communiqué, l’autorité précise que, lors de sa réunion du 14 août 2025, elle a estimé que les éléments rassemblés justifiaient l’ouverture officielle d’une enquête approfondie conformément à l’article 41 de la loi locale, afin de vérifier si le groupe des quatre entreprises a violé l’article 4 de la loi n°4054.
De nouveaux défis réglementaires pour Edenred et Pluxee
Ce nouveau dossier s’ajoute aux précédentes sources d’incertitude réglementaire pesant sur les deux sociétés. Elles doivent également faire face à des préoccupations similaires concernant la régulation sur le marché brésilien, essentiel à leur activité, mais aussi à la mise en place récente en Italie d’un plafonnement des commissions sur les titres-restaurant, appliqué cette année.
Le contexte politique français n’arrange rien pour Edenred et Pluxee : la tenue ce lundi d’un vote de confiance pourrait retarder l’examen du projet de réforme du titre-restaurant annoncé en juin dernier. Cet imbroglio politique suscite des appréhensions quant à la mise en œuvre de cette législation.
La ministre déléguée chargée du Commerce, Véronique Louwagie, avait indiqué cet été qu’elle ne comptait pas instaurer de plafonnement des commissions, une annonce qui avait temporairement rassuré les investisseurs mais qui reste fragile au regard des récentes évolutions.

