La Norvège veut interdire temporairement le minage crypto

La Norvège veut interdire temporairement le minage crypto : voici pourquoi

julien
écrit par Thomas

juillet 4, 2025

Trop énergivore, peu rentable localement : la Norvège tire le frein à main sur le minage de cryptomonnaies. Le gouvernement souhaite instaurer une interdiction temporaire dès l’automne 2025 pour mieux allouer ses ressources énergétiques. Décryptage d’une décision qui fait déjà parler.

Une énergie précieuse, des retombées limitées

Dans un pays où l’hydroélectricité est reine, voir l’énergie partir dans le minage intensif de cryptomonnaies commence à irriter. Et pour cause : ces centres de données ultra-puissants consomment autant qu’une petite ville, sans pour autant créer d’emplois ou générer de revenus significatifs pour les collectivités locales. C’est un peu comme chauffer une piscine municipale… pour n’y laisser nager personne.

La ministre de la Digitalisation, Karianne Tung, a été claire : l’objectif est de limiter autant que possible le développement du minage crypto en Norvège. Une déclaration qui n’a rien d’anodin dans ce pays généralement favorable à l’innovation technologique.

Une mesure temporaire, mais un signal fort

Le gouvernement norvégien prévoit de mettre en place une interdiction temporaire dès l’automne 2025. Elle concernerait les nouvelles installations utilisant les technologies de minage les plus énergivores, souvent associées à des cryptomonnaies comme le Bitcoin.

L’idée n’est pas de tuer l’innovation, mais de repenser les priorités énergétiques. Avec une industrie verte en plein essor, des besoins croissants en électricité pour les transports, la production et les services numériques, l’État veut s’assurer que chaque kilowatt compte — et qu’il est utilisé à bon escient.

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Une décision économique et écologique

Ce n’est pas la première fois que la consommation énergétique des cryptomonnaies est pointée du doigt. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que le minage mondial de Bitcoin consomme plus d’électricité que certains pays entiers, comme l’Argentine ou la Finlande. Et si les fermes de serveurs norvégiennes fonctionnent avec une électricité « propre », cela ne suffit plus à justifier une activité jugée peu rentable pour la société.

En privilégiant les secteurs industriels plus vertueux et porteurs d’emplois, la Norvège envoie un message clair : l’énergie ne doit pas être accaparée par des activités à fort impact environnemental et faible utilité collective.

Vers une meilleure régulation du secteur crypto ?

Derrière cette mesure, il y a aussi la volonté de réguler un écosystème encore flou, où la spéculation et la technologie avancent parfois plus vite que la législation. D’autres pays comme la Chine, le Kazakhstan ou l’Iran ont déjà instauré des interdictions ou des restrictions sévères, souvent pour des raisons similaires : consommation démesurée, pression sur le réseau électrique, ou manque de contrôle fiscal.

En Norvège, on parle encore d’une suspension temporaire, mais les lignes bougent. Et ce pourrait bien être le premier pas vers une réglementation plus large à l’échelle européenne, en lien avec les objectifs climatiques de la zone.

Dans un contexte mondial de transition énergétique, il devient urgent de se demander : à quoi sert réellement l’énergie que nous consommons ? Et surtout, qui en profite ? La Norvège, elle, semble avoir commencé à y répondre.

julien

Esprit analytique et stratège hors pair, Thomas est l’architecte des convictions profondes de Minoritaires.com. Passionné de marchés financiers, d’analyse fondamentale et de stratégies long terme, il apporte une vision lucide et structurée dans chaque prise de position.Derrière son calme apparent se cache une rigueur redoutable et une curiosité insatiable, toujours au service de l’investisseur indépendant. Avec Thomas, la réflexion prend le pas sur l’émotion pour mieux anticiper et comprendre les mouvements de fond.

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