L’action du géant des processeurs graphiques Nvidia a plongé à Wall Street après que des informations aient filtré sur un possible partenariat entre Meta (la maison-mère de Facebook et Instagram) et Alphabet, société propriétaire de Google. Cette alliance porterait sur l’utilisation des puces d’intelligence artificielle de Google dans les centres de données de Meta, un projet qui se chiffrerait en milliards de dollars.
Nvidia paie les pots cassés
Dès l’ouverture des marchés new-yorkais mardi, l’action Nvidia s’est effritée de près de 5 %, glissant vers 173,80 dollars. Les investisseurs ont visiblement mal digéré les spéculations sur ce rapprochement stratégique entre les deux mastodontes américains. À l’inverse, le titre Alphabet a bondi de 1,71 % pour atteindre 324,03 dollars. Cette volatilité fait écho à un article du média spécialisé The Information, qui évoque une possible montée en puissance de Google comme rival direct de Nvidia sur le lucratif marché des puces IA.
Les TPU de Google, une épine dans le pied de Nvidia
D’après The Information, Meta étudie sérieusement l’adoption des Tensor Processing Units (TPU), ces puces que Google a développées pour booster ses services cloud et ses applications d’intelligence artificielle. Alphabet utilise ces TPU depuis près d’une décennie, autant pour ses besoins internes que pour sa clientèle professionnelle. Leur atout majeur ? Une efficacité redoutable sur certaines tâches pointues, le tout en consommant moins d’énergie que les GPU (Graphics Processing Units) de Nvidia.
Cette révélation survient à un moment où Google, aux côtés du fabricant américain AMD, grignote des parts de marché sur le segment des puces dédiées à l’IA. De quoi ébranler la suprématie que Nvidia exerce depuis des années sur ce secteur.
Mutisme des principaux intéressés
Contactés par l’AFP, Google et Meta ont préféré rester muets sur ces tractations. Selon les informations disponibles, Meta pourrait exploiter les TPU directement dans ses propres centres de données ou via l’infrastructure cloud de Google, moyennant un contrat de service.
Quant à une éventuelle commercialisation des TPU auprès d’autres entreprises, Google n’a fourni aucune confirmation.
Dans une réponse transmise à l’AFP, Google Cloud se contente d’observer une demande en hausse tant pour ses TPU que pour les GPU Nvidia. Le géant de Mountain View assure vouloir continuer à satisfaire les besoins de sa clientèle sur ces deux technologies, une approche qu’il maintient depuis plusieurs années.
Avec AFP

