Le CAC 40 s’est offert une modeste hausse ce mercredi 3 décembre, malgré les nouvelles peu réjouissantes outre-Atlantique où l’emploi américain a manqué de souffle en novembre.
Paris résiste tant bien que mal après les déceptions américaines
Au terme d’une séance chahutée, l’indice phare de la place parisienne s’est adjugé 0,16 %, finissant à 8 087,42 points. Le coup de frein s’est fait sentir après la diffusion du rapport mensuel du cabinet ADP sur l’emploi américain. Certes moins affiné que les statistiques officielles du ministère du Travail, ce baromètre n’en demeure pas moins scruté avec attention par les investisseurs. D’autant que le récent « shutdown » gouvernemental prive les marchés des données officielles d’octobre et novembre.
ADP révèle un recul marqué de l’emploi privé
Le cabinet ADP a annoncé une contraction de 32 000 emplois dans le secteur privé pour novembre, bien loin des 40 000 créations anticipées par le consensus des économistes. Cette mollesse persistante depuis six mois nourrit les paris sur un assouplissement monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) dès sa prochaine réunion du 10 décembre, voire au-delà. Selon Bastien Drut, gestionnaire chez CPR AM, cette tendance pourrait s’inscrire dans la durée.
Le dollar vacille, l’euro en profite
Ces chiffres décevants ont fait reculer le billet vert de près de 0,3 % face à l’euro, la parité évoluant autour de 1,1667 dollar pour un euro. Cette faiblesse reflète l’attente croissante d’une Fed plus conciliante.
Côté valeurs, Stellantis s’est envolé de 7,8 % après qu’UBS ait relevé sa recommandation à « achat », pariant sur le redressement du constructeur automobile en Amérique du Nord. Airbus a également tiré son épingle du jeu (+3,8 %), même si l’avionneur a revu à la baisse ses objectifs de livraisons. Le groupe a maintenu ses prévisions financières et laisse entrevoir un rattrapage significatif en 2026.
Les autres grandes capitalisations naviguent à vue
Veolia a progressé de 1,8 %, porté par une recommandation « surpondérer » de Morgan Stanley. À l’inverse, Vinci a cédé 2 % après que JPMorgan ait dégradé son conseil de « surpondérer » à « neutre ».
Le pétrole poursuit sa remontée
Sur le front des matières premières, l’or noir maintient sa dynamique haussière : le contrat février sur le Brent de mer du Nord a bondi de 1,4 %, atteignant 59,47 dollars le baril. Le WTI janvier n’est pas en reste avec un gain de 1,2 %, culminant à 63,19 dollars à New York.

