Or à 4 000 dollars : découvrez les pays qui accumulent le plus d’or en 2025, le suspens est total sur le classement mondial

julien
écrit par Thomas

octobre 18, 2025

L’or a toujours fait tourner les têtes, mais à 4 000 dollars l’once, c’est de la pure folie dans les coffres ! Avec la flambée du métal précieux, les banques centrales du monde entier jouent des coudes pour remplir leurs réserves… quitte à laisser le suspense entier sur le nouveau classement des champions du lingot en 2025. Accrochez la ceinture : voici qui, comment, et pourquoi on accumule l’or en 2025 !

Or à 4 000 dollars : les raisons d’une fièvre (presque) mondiale

Impossible de passer à côté : le prix de l’or a bondi de près de 50 % en un an pour franchir la barre symbolique des 4 000 dollars l’once. Les raisons ne manquent pas. Entre tension géopolitique, mesures douanières américaines musclées, et incertitudes économiques en série, l’environnement mondial a donné à l’or une légitimité renforcée comme valeur refuge. ING rappelle : après la crise financière, l’or franchissait déjà les 1 000 dollars ; avec la pandémie de Covid-19, cap sur les 2 000 ; nouvel épisode avec les droits de douane signés Donald Trump, la barre des 3 000 était dépassée… alors à 4 000, certains en rêvaient, d’autres l’ont acheté !

Mais le secret de la flambée ne réside pas seulement dans la panique ou l’anticipation. L’appétit pour le métal jaune est aussi stimulé par les fonds indiciels (ETF) indexés sur l’or, qui ont récemment atteint leur niveau le plus haut depuis septembre 2022. ING souligne qu’il reste encore de la marge avant de retrouver les records de 2020 : de nouveaux flux pourraient pousser l’or encore plus haut… Un cercle vertueux, pour l’heure.

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Banques centrales : les plus gros acheteurs d’or en 2025

Dans ce contexte, les banques centrales rivalisent d’audace pour diversifier leurs réserves, en particulier les émergents soucieux de réduire leur dépendance vis-à-vis du dollar (et accessoirement, d’échapper à d’éventuelles sanctions…).

D’après la compilation Bestbrokers/World Gold Council, le top 3 des accumulations d’or en 2025 s’établit ainsi :

  • Pologne : championne incontestée, elle a ajouté 67,1 tonnes d’or (après une hausse de près de 25 % en 2024, soit 89,54 tonnes supplémentaires). Au total, la « Terre des Champs » affiche désormais plus de 513,33 tonnes, soit 21 % de ses réserves, occupant la 12ᵉ place mondiale.
  • Kazakhstan : le pays a remis la machine en marche, rachetant 32,4 tonnes d’or (après avoir vendu 10,2 tonnes en 2024).
  • Chine : insatiable, elle ajoute 22,7 tonnes à ses déjà copieuses réserves, atteignant désormais plus de 2 300 tonnes et conservant sa 6ᵉ place globale.

Viennent ensuite la Turquie (+19,5 tonnes, après 77,4 tonnes l’an dernier), la République Tchèque, le Cambodge, le Qatar, le Ghana, l’Inde, la Serbie. Le Kirghizistan, lui, a marqué le pas avec seulement 2,2 tonnes achetées (après 16,6 tonnes en 2024) : prudence oblige, même si l’or représente toujours 64,4 % de ses réserves.

Pourquoi cette frénésie ? Bestbrokers rappelle que l’invasion de l’Ukraine a incité des pays voisins comme la Pologne à muscler leur signal de confiance envers leur économie. Comme le résume la TVP World : « Si une banque centrale détient beaucoup d’or, le pays est fiable… et attractif pour le commerce et l’investissement ».

Quand l’or quitte les coffres : les vendeurs surprise

Tout le monde n’empile pas l’or comme Picsou. Certains, pragmatiques, ont profité de la hausse pour réaliser des plus-values sonnantes et trébuchantes. De septembre 2024 à septembre 2025, le métal précieux est passé de 2 629,95 dollars à 3 825,30 dollars l’once.

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L’Ouzbékistan détient la palme du vendeur net d’or de l’année, écoulant 16,8 tonnes de métal jaune – un vrai virage stratégique dans la gestion de ses réserves.

Le classement des plus gros détenteurs et les cas à part

Si la Pologne joue l’outsider actif, le classement absolu reste dominé par les mastodontes :

  • États-Unis : 8 133,46 tonnes
  • Allemagne : 3 350,25 tonnes
  • Italie : 2 451,84 tonnes
  • France : 2 437 tonnes
  • Russie : 2 329,63 tonnes
  • Chine : 2 302 tonnes
  • Suisse : 1 039 tonnes

Mais attention, tous les pays ne jouent pas le jeu de la déclaration officielle auprès du FMI…

Il existe même quelques situations franchement atypiques dignes d’un bon quiz ! Par exemple, le Canada, géant de la production aurifère, n’a aucune réserve d’or officielle dans ses coffres. La Banque centrale du Canada n’y croit plus : selon David Dodge, son ex-gouverneur, « notre système monétaire est aujourd’hui tellement robuste que l’or n’a plus aucun sens ». Pareil en Norvège, où la Norges Bank a tout vendu depuis 2004, gardant seulement quelques lingots pour les vitrines du musée !

Cela contraste avec la majorité des économies avancées qui continuent, elles, à voir dans l’or un pilier de leurs réserves nationales.

L’avenir du métal jaune : toujours plus haut ?

Pas de plafond en vue, si l’on en croit ING : les banques centrales devraient continuer à engranger, dopées par l’incertitude économique, la volonté de diversification hors dollar et un contexte de guerre commerciale. La banque néerlandaise table désormais sur un prix moyen de 4 000 dollars l’once au dernier trimestre 2025, et vise même une moyenne à 4 150 dollars l’once pour 2026. Certes, le suspense sur le classement mondial reste entier, mais une chose est sûre : l’or a encore de beaux jours devant lui… ou de belles vitrines, pour les sceptiques Canadiens !

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Conseil pratique ? Qu’on veuille imiter les banques centrales ou juste briller en société, garder un œil sur le marché de l’or, c’est toujours une bonne idée. Surtout quand le suspense est total !

julien

Esprit analytique et stratège hors pair, Thomas est l’architecte des convictions profondes de Minoritaires.com. Passionné de marchés financiers, d’analyse fondamentale et de stratégies long terme, il apporte une vision lucide et structurée dans chaque prise de position.Derrière son calme apparent se cache une rigueur redoutable et une curiosité insatiable, toujours au service de l’investisseur indépendant. Avec Thomas, la réflexion prend le pas sur l’émotion pour mieux anticiper et comprendre les mouvements de fond.