La Bourse de Paris a terminé mardi 27 mai 2025 sur une note quasi-stationnaire, enregistrant un léger fléchissement de 0,02 % à 7 826,79 points. Un résultat qui contraste avec l’élan positif observé lors de la séance précédente.
Une séance marquée par un souffle d’hésitation
Le CAC 40 peine à capitaliser sur son rebond de lundi (+1,21 %), restant figé dans une zone d’indécision. Cette pause s’explique largement par l’évolution du dossier commercial transatlantique. Dimanche, Donald Trump avait brandí la menace de taxes douanières supplémentaires de 50 % sur les produits européens, avec une échéance initialement fixée au 1er juin. Le report de cette mesure au 9 juillet a créé une bouffée d’oxygène temporaire pour les places européennes.
Cette accalmie permet aux investisseurs de digérer les pertes subies vendredi (-1,65 %), même si l’horizon reste chargé d’incertitudes.
Thales à des sommets historiques
L’équipementier de défense Thales ravit la vedette avec une progression de 1,9 %, portant son cours à 267,4 euros – un nouveau record absolu. Depuis janvier, l’action cumule un gain phénoménal de 92,72 %, se hissant au rang de champion incontesté du CAC 40 en 2025.
Pour Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com, ces fluctuations traduisent une lecture plus nuancée des déclarations trumpiennes par les marchés. Les investisseurs semblent désormais interpréter ces annonces comme des outils de pression diplomatique plutôt que comme des orientations économiques fermes.
Contexte économique américain prudent mais rassurant
Outre-Atlantique, les statistiques livrent un message mitigé. Les commandes de biens durables accusent certes un repli de 6,3 % en avril, mais ce recul reste inférieur aux craintes des analystes (-7,8 %). À l’inverse, l’indice de confiance des consommateurs surprend agréablement : à 98 points en mai, il dépasse largement le consensus de 86.
Autres mouvements notables
Le spécialiste des services textiles Elis gagne 2,1 % après avoir détaillé sa feuille de route stratégique et ses objectifs de croissance à moyen terme.
Sur le marché des changes, l’euro recule de 0,5 % face au billet vert, s’établissant à 1,1355 dollar. Les matières premières énergétiques accusent aussi le coup : le Brent juillet chute de 1,4 % à 63,21 dollars le baril, tandis que le WTI abandonne 1,69 % à 60,48 dollars.

