On a tous eu une tirelire dans notre enfance, mais rares sont ceux qui continuent à empiler des pièces pendant une vie entière. C’est pourtant ce qu’a fait Otha Anders, un Américain de 73 ans, qui a consacré 45 ans à récolter des centimes… avant de découvrir une petite fortune insoupçonnée.
Une passion née d’un simple penny
Tout a commencé par hasard, lorsqu’il a ramassé sa première pièce d’un centime, appelée penny aux États-Unis. Très vite, ce geste est devenu une habitude quotidienne, presque une obsession. Anders racontait même y voir un signe spirituel : « Chaque fois que je trouvais un centime par terre, c’était comme un rappel d’être reconnaissant », confiait-il à la presse locale.
Pour renforcer sa collection, il demandait régulièrement à recevoir sa monnaie en petites pièces lors de ses achats. Peu à peu, des dizaines de milliers de centimes s’accumulaient, jusqu’à remplir d’énormes bonbonnes d’eau de fontaine.

55 bonbonnes pleines à ras bord
Au fil des années, Anders a rempli 55 bonbonnes, chacune contenant plusieurs dizaines de kilos de pièces. Ses proches s’étonnaient de sa détermination, mais lui voyait dans ce rituel une forme de discipline.
Un jour, il décide enfin de franchir le pas : accompagné de cinq amis, il se rend à sa banque en Louisiane. Les employés restent bouche bée en découvrant la montagne de centimes qu’il traîne avec lui.
Cinq heures pour compter la somme
Impossible de tout compter à la main : les caissiers sortent les compteuses à monnaie. Après cinq longues heures, le verdict tombe : Anders a épargné exactement 5 136,14 dollars. Une somme colossale si l’on songe qu’elle est constituée uniquement de petites pièces de cuivre.
Loin de s’offrir un voyage de luxe, il a choisi d’utiliser cet argent pour régler une lourde facture de soins dentaires. « Cet argent arrive au bon moment », expliquait-il avec émotion.
Plus qu’une économie, une leçon de vie
Au-delà du montant, son histoire rappelle la force de la patience et de la régularité. Mettre de côté, même de très petites sommes, finit par porter ses fruits. Comme le souligne la Fondation nationale pour l’éducation financière aux États-Unis, l’épargne repose souvent moins sur les montants que sur la constance du geste.
En clair, ce retraité a prouvé qu’avec de la persévérance, même les centimes peuvent, un jour, changer la donne.

