Il touche 330 fois son salaire par erreur et la justice lui donne raison : la décision qui choque

julien
écrit par Thomas

décembre 20, 2025

Qui n’a jamais, en consultant son compte en banque à la fin du mois, rêvé de voir une somme inattendue, bien supérieure à celle attendue ? Si pour la plupart cela reste du domaine du fantasme, un salarié au Chili, lui, l’a vécu… façon jackpot. Mais derrière l’apparence du conte de fées, l’affaire bouscule autant qu’elle interroge sur la justice sociale et les droits des travailleurs. Prêts pour un feuilleton bien réel ?

Un virement hors norme : 330 fois son salaire d’un coup

Imaginez la scène : un assistant de répartition officiant au sein de Consorcio Industrial de Alimentos, une entreprise majeure de l’agroalimentaire chilien, consulte sa paie du 30 mai 2022. Surprise totale ! Son employeur ne lui a pas simplement versé son dû… il lui a crédité rien de moins que 330 fois son salaire habituel !

Quelques chiffres pour donner le vertige :

  • Montant prévu : 500 000 pesos chiliens (environ 522 euros).
  • Montant reçu : 165 millions de pesos chiliens, soit l’équivalent de 172 000 euros.

On comprend pourquoi la journaliste Maud Descamps, dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », qualifie cette erreur de quoi faire rêver des millions de salariés. Voilà le genre de moment où les applications bancaires deviennent subitement beaucoup plus excitantes !

De la stupeur à la disparition : la réaction inattendue du salarié

Le salarié chanceux (ou malencontreusement trop chanceux ?), plutôt que de courir s’acheter une île déserte, a d’abord la sagesse… d’appeler son employeur pour le prévenir de la bourde monumentale. Geste honnête, mais la suite prend une tournure digne d’un polar.

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Après ce premier réflexe loyal, voilà que l’homme disparaît littéralement des radars pendant plusieurs jours. L’histoire ne s’arrête pas là : il envoie sa lettre de démission via son avocat, et basta. Rideau, plus de nouvelles !

L’employeur, pas franchement ravi de voir s’évaporer son magot (et son salarié accessoirement), saisit alors la justice, exigeant le remboursement de la somme astronomique versée par inadvertance.

La justice tranche… en faveur du salarié

Après de longs mois d’attente, c’est le 8 septembre 2025 que le couperet tombe : la justice chilienne estime que le salarié n’a pas à rendre l’argent perçu en trop à son ancienne entreprise. Inimaginable, non ? Et pourtant, c’est bien la décision rendue !

Les responsables de Consorcio Industrial de Alimentos (surnommée Cial pour les intimes), loin d’accepter ce dénouement sans broncher, annoncent rapidement la couleur :

  • Actions légales engagées
  • Recours en nullité annoncé
  • Détermination affichée à obtenir une révision de la décision

Contactés par le journal chilien Diario Financiero, les dirigeants de Cial insistent : toutes les voies légales seront explorées pour récupérer le pactole égaré. Affaire à suivre… avec une touche de suspense judiciaire !

Pourquoi un tel scénario semble impossible en France ?

Avant de rêver à votre tour d’un zéro en trop sur votre fiche de paie française, calmons les esprits : ce type de feuilleton n’a que très peu de chances de se produire dans l’Hexagone. Comme le rappelle Maud Descamps, la législation française est beaucoup plus stricte sur le sujet. En France, l’employeur dispose de trois ans pour engager des démarches et réclamer le remboursement d’un trop-perçu de salaire. Résultat : un huissier pourrait bien venir sonner à votre porte avant que vous n’ayez eu le temps de prononcer « error bancaire en votre faveur ».

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En conclusion, si le rêve de voir votre salaire multiplié par 330 vous trotte dans la tête, prenez garde : ce genre de hasard judiciaire est, sauf révélation de dernière minute, réservé au Chili… pour le moment. De quoi rappeler à chacun que la réalité fiscale n’a rien d’un jeu de société, et que mieux vaut lire deux fois sa fiche de paie… puis tout aussi vite signaler la moindre anomalie à son employeur (avant de songer à changer de nom et de continent) !

julien

Esprit analytique et stratège hors pair, Thomas est l’architecte des convictions profondes de Minoritaires.com. Passionné de marchés financiers, d’analyse fondamentale et de stratégies long terme, il apporte une vision lucide et structurée dans chaque prise de position.Derrière son calme apparent se cache une rigueur redoutable et une curiosité insatiable, toujours au service de l’investisseur indépendant. Avec Thomas, la réflexion prend le pas sur l’émotion pour mieux anticiper et comprendre les mouvements de fond.