Ce jeudi 23 octobre, l’indice parisien CAC 40 a terminé sur une note positive, porté par la flambée des cours pétroliers suite aux dernières sanctions américaines visant les producteurs russes. Si plusieurs grandes valeurs ont peiné, Kering s’est particulièrement démarqué avec une belle remontée.
Les tensions géopolitiques bousculent les marchés
Le CAC 40 a pris 0,23 % pour finir à 8 225,78 points, dans un climat d’incertitudes tant géopolitiques qu’économiques. L’événement marquant reste l’annonce de nouvelles sanctions américaines contre les mastodontes pétroliers russes Rosneft et Lukoil, comprenant le gel de leurs avoirs américains et l’interdiction pour les entreprises américaines de traiter avec eux.
Cette mesure illustre un durcissement net de la position américaine vis-à-vis de la Russie, contrastant avec l’approche plus mesurée du début d’année. Deutsche Bank note un revirement complet comparé à la semaine passée, quand une éventuelle rencontre Trump-Poutine à Budapest pour évoquer le dossier ukrainien semblait sur la table.
Kering sort du lot
Dans ce contexte international mouvementé, les investisseurs ont scruté attentivement les résultats des sociétés du CAC 40. Le groupe de luxe Kering a vu son cours bondir de plus de 8 %, bénéficiant d’un troisième trimestre plus solide qu’anticipé.
À l’inverse, plusieurs poids lourds ont déçu : Dassault Systèmes et STMicroelectronics ont plongé, perdant respectivement 12,8 % et 13,6 %. Carrefour a aussi reculé de 3,8 %. Hors de l’indice phare, Sodexo a dévissé de 7 % après avoir revu ses prévisions annuelles à la baisse.
L’or noir propulse TotalEnergies
Résultat direct des sanctions, les prix pétroliers ont affiché un franc rebond. Le contrat décembre sur le Brent de la mer du Nord a bondi de 5 % à 65,73 dollars le baril, tandis que le WTI a grimpé de 5,3 % pour atteindre 61,61 dollars.
Cette envolée a dopé TotalEnergies, dont l’action a gagné 2,4 %, participant à la progression modeste mais positive du CAC 40.
La guerre commerciale plane toujours
Côté échanges commerciaux, le marché garde un œil sur les relations sino-américaines. Reuters a révélé que Washington songerait à limiter les exportations de certains produits sensibles intégrant des logiciels américains ou développés à partir de ceux-ci, ripostant aux restrictions chinoises sur les terres rares.
D’après Deutsche Bank, cette piste ne constitue qu’une option parmi d’autres, témoignant d’une période potentiellement houleuse avant un éventuel face-à-face entre Donald Trump et Xi Jinping.
L’euro tient bon face au billet vert
Du côté des devises, l’euro a fait preuve de résistance, évoluant autour de 1,1611 dollar en clôture, échappant aux turbulences observées sur d’autres segments de marché.

