Le défaut à ne surtout pas révéler en entretien d’embauche, alerte une spécialiste

julien
écrit par Thomas

octobre 12, 2025

Ah, la fameuse question du « Parlez-moi de vos défauts » en entretien d’embauche… L’équivalent professionnel du « Est-ce que j’ai l’air fatigué(e) ? », sauf qu’ici, répondre franchement peut ruiner vos chances aussi vite qu’un café renversé sur votre chemise blanche. Pas de panique : Alexandra Ridoux, coach en reconversion professionnelle et spécialiste du sujet, nous livre les clés pour éviter le faux pas fatal et décrocher ce qu’on attend tous : « Vous êtes pris(e) ! ».

Pourquoi cette question vous fait-elle transpirer à grosses gouttes ?

Ce n’est pas un secret : les entretiens d’embauche regorgent de questions piégeuses. Parmi elles, celle sur les défauts figure en tête de liste des « balances pièges ». Si la tentation est forte de répondre par une pirouette bien rodée, il s’agit d’un terrain miné où beaucoup s’emmêlent les pinceaux. Selon Alexandra Ridoux, il est rare que les candidats maîtrisent vraiment leur réponse. Pourtant, l’enjeu n’est pas de prouver qui a le plus gros défaut, mais bien de révéler sa capacité d’analyse, son honnêteté et – petit bonus – un brin d’humilité.

Rassurez-vous, ce n’est pas la confession du siècle qu’on vous réclame, mais une preuve que vous savez vous remettre en question… sans dégommer toutes vos chances de vous faire embaucher.

Le défaut à ne surtout pas dévoiler (ou comment éviter la sortie de route)

Roulement de tambour : évitez à tout prix le défaut qui impacterait négativement le poste visé ou la bonne ambiance de l’équipe. Ça paraît logique, mais certains persistent à foncer tête baissée. Par exemple, jouer la carte du « je ne suis pas à l’aise à l’oral » alors que vous candidatez comme commercial, c’est aussi futé que de postuler comme pâtissier en étant allergique à la farine. Alexandra Ridoux insiste : choisissez un défaut qui ne compromettra ni l’efficacité de l’entreprise, ni l’équilibre entre collègues.

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Autre piège à éviter ? Le sempiternel « Je suis perfectionniste ». Cette réponse « bateau », comme la qualifie la spécialiste, sonne creux : « Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est une réponse bateau qui sonne faux. Préparez-vous à ce que le recruteur vous rechallenge. » Traduction : le recruteur risque fort de gratter pour voir ce qui se cache derrière ce masque.

Comment choisir un vrai défaut (et s’en sortir la tête haute)

L’astuce méconnue ? Miser sur un défaut technique plutôt que personnel. Avant de jouer la carte sincérité, on relit soigneusement la fiche de poste et on identifie LA compétence technique (non cruciale) qu’on ne maîtrise pas encore parfaitement. La démarche préconisée :

  • Reconnaître la compétence demandée qui vous manque un peu.
  • Indiquer que vous apprenez vite et que vous avez déjà manipulé des outils similaires.
  • Préciser que vous êtes en train de vous mettre à niveau – ou que cela fait partie de vos priorités.

Bonne nouvelle : les compétences techniques s’acquièrent facilement, preuve à l’appui que vous êtes prêt(e) à progresser.

La philosophie gagnante : valoriser sa capacité à progresser

Que cherche vraiment un recruteur ? Non pas le/la candidat(e) parfait(e) – spoiler : cette créature mythique n’existe pas –, mais une personne lucide sur ses axes d’amélioration. Comme le souligne Alexandra Ridoux, ce n’est pas le défaut lui-même que l’employeur examine, mais votre capacité à l’analyser, à trouver des solutions et à le dépasser. Pour séduire, il faut développer, expliquer, justifier… et surtout, montrer que vous travaillez déjà dessus.

N’hésitez pas à valoriser votre motivation. Avez-vous déjà commencé à vous former, ou comptez-vous le faire ? Si votre ancien manager trouvait que votre leadership pouvait être renforcé, montrez que vous suivez une formation adaptée et que vous prenez ce retour très au sérieux : « C’est le moment de montrer votre motivation. Peut-être vous êtes-vous formé(e) ou envisagez-vous de vous former pour combler cette carence ? Si votre dernier manager a dit que vous manquiez de leadership, vous pouvez mettre en avant le fait que vous travaillez sur ça et suivez une formation », insiste la spécialiste.

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Conclusion : Ne vous piégez pas vous-même
La prochaine fois que l’on vous demandera de livrer vos défauts en entretien, n’optez pas pour l’autoflagellation ou l’esquive. Préparez une réponse réfléchie, technique et surtout prouvant votre capacité à évoluer. Parce qu’après tout, le monde du travail aime ceux qui savent se mettre au défi… sans jamais saboter leur propre candidature !

julien

Esprit analytique et stratège hors pair, Thomas est l’architecte des convictions profondes de Minoritaires.com. Passionné de marchés financiers, d’analyse fondamentale et de stratégies long terme, il apporte une vision lucide et structurée dans chaque prise de position.Derrière son calme apparent se cache une rigueur redoutable et une curiosité insatiable, toujours au service de l’investisseur indépendant. Avec Thomas, la réflexion prend le pas sur l’émotion pour mieux anticiper et comprendre les mouvements de fond.