Ce jeudi 4 septembre, l’action Lisi subit une déroute de près de 8,8 % sur la place parisienne, oscillant autour des 40 euros en milieu de matinée. Cette dégringolade témoigne avant tout de la décision de Peugeot Invest d’alléger sa position dans le spécialiste des solutions d’assemblage et de composants, plutôt que d’un quelconque faux pas opérationnel.
Peugeot Invest se sépare d’un bloc conséquent
La holding familiale des Peugeot vient d’écouler un paquet de 2,7 millions de titres, ce qui représente environ 5,8 % du capital de Lisi. L’opération s’est déroulée via un placement accéléré auprès d’investisseurs institutionnels, pour une enveloppe totale avoisinant les 105 millions d’euros. Le prix de cession, fixé à 39 euros par action, affiche un rabais de 11,16 % comparé au cours de clôture précédent de 43,90 euros.
Cette annonce justifie la forte pression qui s’abat sur le titre aujourd’hui, celui-ci s’ajustant mécaniquement vers ce nouveau niveau de valorisation.
Une stratégie de retrait qui s’accélère
Cette manœuvre s’inscrit dans une logique de désengagement progressif de Peugeot Invest vis-à-vis de Lisi, processus entamé dès janvier 2024 avec l’écoulement de 4 % des parts détenues. Suite à cette nouvelle cession, la participation de Peugeot Invest glisse sous la barre des 5 % du capital. La holding a d’ailleurs fait savoir qu’elle comptait quitter le conseil d’administration de la société.
Peugeot Invest souligne que son engagement dans Lisi a généré un taux de rentabilité interne (TRI) de 10 % depuis 1977. La holding s’est par ailleurs engagée à conserver sa participation résiduelle durant au moins 120 jours, exception faite des cas de figure usuels.
Lisi maintient le cap avec des performances encourageantes
Indépendamment de ces mouvements capitalistiques, Lisi avait dévoilé fin juillet un chiffre d’affaires semestriel historique de 978,8 millions d’euros, assorti d’une hausse de 22 % de son bénéfice net à 38,5 millions d’euros. Le groupe cultive un optimisme intact concernant ses ambitions pour 2025, tablant sur une amélioration pour la troisième année d’affilée de ses métriques phares, à commencer par le résultat opérationnel courant, tout en préservant une génération positive de free cash-flow.

