Rouler 1 000 km d’une traite sans prise de tête : mission impossible avec une citadine électrique ? Le diesel peut-il encore faire bonne figure face aux hybrides et à l’essence, surtout pour avaler de longues distances d’une seule bouchée ? J’ai sauté dans une Peugeot diesel pour arbitrer le match… et voici mon verdict, chiffres à l’appui !
Un départ urbain tout sauf électrique (mais automatique tout de même)
- Départ vers 11h30, l’heure de croiser plus d’un bouchon dans Paris.
- En ville, le diesel fait son timide. Après avoir goûté au divin silence de l’électrique, difficile de s’enthousiasmer face au bruit, aux vibrations et à l’apathie d’un moteur BlueHDi 130 dans les ruelles de la capitale.
- Heureusement, la boîte auto EAT8 sauve la mise en laissant le pied gauche paresser, un petit confort appréciable dans les embouteillages.
Une fois la jungle urbaine et ses ralentissements avalés, c’est l’appel de l’autoroute ! Et là, le diesel retrouve le sourire.
Autoroute : le diesel joue à domicile
- À 130 km/h, la Peugeot 308 ronronne sur le régulateur. Pas un bruit de moteur ne perce, seuls les bruits d’air et de roulement (bien filtrés) vous rappellent que vous roulez.
- Sur une centaine de kilomètres de croisière, le tableau de bord affiche une consommation réjouissante : seulement 5,2 l/100 km.
- Vue sur le compteur parfois masquée par le volant, maintien de voie envahissant… Deux petits points noirs qui n’ont pas terni l’expérience.
- Voyage ponctué de deux arrêts d’une heure cumulée, mais sans un passage à la pompe !
- Sauf incident tech (merci Carplay), arrivée prévue parmi les premiers à la station de ski, même en ayant dû grignoter 15 km en bonus à cause d’un détour.
- Coût à l’aller (autoroute) : 46,13 € pour une moyenne de 5,8 l/100 km, et arrivée aux Rousses en 5 heures top chrono.
Retour par les routes secondaires : plaisir de conduire, économies à la clé
- Pour le retour, adieu autoroute, bonjour routes secondaires du Jura !
- Sur ce terrain sinueux, la 308 montre toute son efficacité :
- Direction incisive et châssis joueur
- Roulis maîtrisé et légèreté ressentie au volant
- Ludique, sauf quand il s’agit de relancer le 130 chevaux diesel en côte… Une poignée de chevaux et un peu plus de couple auraient été les bienvenus pour doubler sereinement.
- En 6h39 sur ce retour rural, la conso moyenne tombe à 4,7 l/100 km. Montant dépensé : 37,22 €.
Bilan : le diesel, roi de l’autonomie longue distance ?
- Trajet total hors péages : 936 km parcourus pour 83,35 €, soit une moyenne de 5,25 l/100 km.
- Avec ses 53 litres de réservoir, la 308 aurait pu tranquillement franchir la barre symbolique des 1 000 km (1 029 km, pour être précis), le tout sans repasser à la pompe.
- Avantage non négligeable : le plein expédié en moins de 3 minutes et une sérénité au long cours, sans planifier d’arrêts ravitaillement toutes les deux heures…
Bien sûr, il ne faut pas occulter la flambée du prix du gasoil, les menaces d’interdiction dans les centres-villes ou la forte dépréciation en occasion, mais sur la pure efficacité d’un long trajet, le diesel s’impose encore largement, là où essence, hybride et électrique doivent souvent jouer du calculateur ou choisir les pauses stratégiques.
Conseil pratique ? Si votre truc, c’est le road-trip improvisé et les longues étapes sans prévoir dix checks sur l’appli borne, le diesel reste imbattable sur ce terrain-là. Un plein, un sandwich, et roule… jusqu’à la prochaine aventure !

