Le cours de l’or a franchi lundi 29 septembre un cap inédit en perçant le plafond des 3 800 dollars l’once. Cette envolée spectaculaire reflète les anticipations d’assouplissement monétaire de la Fed et l’anxiété grandissante autour d’un possible blocage budgétaire aux États-Unis.
Un nouveau sommet dans la tourmente économique
Vers 9h30, le métal précieux bondissait de 1,4 % à 3 812,49 dollars l’once, touchant même 3 819,59 dollars en séance. Les contrats à terme décembre grimpaient eux de 0,9 % à 3 842,20 dollars. Cette poussée s’accompagne d’un recul de 0,2 % du billet vert, ce qui rend l’or d’autant plus séduisant pour les acheteurs étrangers.
Shutdown en vue : les investisseurs cherchent refuge
Washington vit des heures tendues. Les services fédéraux risquent la fermeture dès mercredi faute d’accord budgétaire. Cette menace pousse naturellement les capitaux vers les valeurs refuges, l’or en tête. Donald Trump devait s’entretenir avec les leaders du Congrès pour désamorcer cette crise potentielle.
Giovanni Staunovo d’UBS mise sur une poursuite de l’ascension : selon lui, les futures baisses de taux de la Fed pourraient pousser l’once jusqu’à 3 900 dollars dans les six mois. Les craintes de shutdown alimentent cette dynamique haussière sur le métal jaune.
La Fed dans le viseur des marchés
Les derniers chiffres de l’indice PCE américain collent aux prévisions, renforçant les paris sur un assouplissement monétaire. Le FedWatch du CME Group affiche 90 % de probabilité pour une baisse en octobre, 65 % pour décembre. Cette perspective monétaire accommodante profite directement à l’or, actif sans rendement mais insensible aux fluctuations de taux.
Depuis janvier, le métal précieux accumule déjà plus de 45 % de gains, confirmant son statut de refuge face aux turbulences économiques et géopolitiques. Deutsche Bank pointe la robustesse de la demande institutionnelle et des ETF comme moteurs de cette performance, tempérée toutefois par la modération côté bijouterie et recyclage.

