Peut-être qu’il y a dans l’air finlandais une recette secrète pour sourire même par moins vingt. La Finlande a, une fois de plus, coiffé tout le monde au poteau dans la course au bonheur, sacrée pays le plus heureux du monde… pour la septième année consécutive, s’il vous plaît ! Que cache donc ce pays scandinave sous sa neige et derrière ses forêts si denses ? Petit tour d’horizon du rapport de l’ONU qui en dit long sur l’art de vivre à la nordique.
La Finlande et ses voisins : un podium résolument nordique
Le dernier rapport du Réseau des solutions pour le développement durable des Nations unies, publié mercredi, place la Finlande sur le trône du bonheur pour la septième année de suite. Un exploit ? À croire que le froid forge la joie de vivre, car dans le sillage de la Finlande, ce sont ses voisins nordiques qui raflent les médailles : Danemark, Islande, et Suède occupent les suivantes places du classement. La France, elle, arrive 27e. Peut-être qu’il nous manque un peu de l’esprit sauna.
Seuls le Costa Rica et le Koweït sont parvenus à se glisser dans le top 20 (respectivement douzième et treizième positions), une belle performance. Petite curiosité : parmi les premiers du classement, aucun des pays les plus peuplés du globe ne figure au tableau d’honneur. Seuls les Pays-Bas et l’Australie dépassent les 15 millions d’habitants dans le top 10. Dans le top 20, il n’y a que le Canada et le Royaume-Uni à compter plus de 30 millions d’âmes.
Le bonheur, une affaire d’équilibre et de confiance
Ce Rapport mondial sur le bonheur dans le monde, c’est un peu l’Oscar de la joie annuelle. Publiée chaque année depuis 2012, cette grande enquête compile l’évaluation du « ressenti » individuel du bonheur, tout en tenant compte des données économiques et sociales. Bref, on ne triche pas avec le bonheur, on le mesure !
Jennifer De Paola, chercheuse à l’université d’Helsinki, avance deux ingrédients phares du cocktail finlandais :
- Une proximité réelle avec la nature
- Un équilibre sain entre travail et vie privée
Voilà qui devrait inspirer nos agendas trop remplis.
Mais la recette ne s’arrête pas là. Selon De Paola, les Finlandais auraient une « compréhension plus accessible de ce qu’une vie réussie est », en contraste avec d’autres sociétés où réussite rime surtout avec gains financiers (coucou les États-Unis). Ici, la confiance dans les institutions, une corruption faible, un accès gratuit aux soins et à l’éducation jouent un rôle majeur. Autant de garanties pour poser sa tête sur l’oreiller avec sérénité.
Un autre ingrédient secret ? La société finlandaise baigne, d’après De Paola, dans un climat de confiance, de liberté et d’un haut niveau d’autonomie. De quoi donner à chacune et chacun les clés de son propre bonheur.
Des hauts, des bas et de jeunes générations à surveiller
Que dit encore le rapport sur la planète bonheur ? Certains pays connaissent des évolutions marquantes depuis la période 2006-2010. L’Afghanistan, le Liban et la Jordanie enregistrent les plus fortes baisses de l’indice, tandis que la Serbie, la Bulgarie et la Lettonie connaissent les progressions les plus nettes.
En ce qui concerne les générations, attention, le rapport observe que les moins de 30 ans en Amérique du Nord, Australie et Nouvelle-Zélande voient leur indice de bonheur chuter de façon spectaculaire depuis 2006-2010. Il serait même désormais inférieur à celui de leurs aînés. Le vent est plus favorable à l’est, où en Europe de l’Est, l’indice a progressé pour toutes les classes d’âge sur la même période.
Conclusion : S’inspirer de la Finlande ?
Que retenir de ce bonheur made in Finlande ?
- Le lien à la nature et l’équilibre vie privée-travail
- Des institutions solides et la confiance collective
- L’accès gratuit à l’éducation et à la santé
- Un sentiment d’autonomie et de liberté
Si le bonheur ne s’importe pas en kit, il est rassurant de voir qu’il peut s’enraciner dans le quotidien, loin des quêtes effrénées de richesses. On ne vous garantit pas la météo, mais la Finlande montre qu’il suffit parfois de l’essentiel pour voir la vie du bon côté. Et si le bonheur commençait… par une pause au grand air ?

