L’argent vit une année exceptionnelle, survolant sur la vague de l’or qui vient d’exploser le plafond des 4 000 dollars l’once. Le métal blanc affiche une progression de plus de 70 % depuis le début 2025, atteignant des sommets jamais vus.
L’or ouvre la voie, l’argent suit le mouvement
Cette semaine marque un tournant : l’or a pulvérisé la barre symbolique des 4 000 dollars l’once pour la première fois de son histoire. L’argent ne reste pas en retrait et franchit lui aussi des seuils inédits. L’AFP rapporte que le métal blanc a dépassé les 50 dollars l’once, une montée aussi rapide qu’impressionnante.
Reuters souligne que cette performance représente la meilleure année pour l’argent depuis 2010. Le parallélisme avec l’or n’est pas un hasard : les deux métaux précieux profitent des mêmes vents porteurs, alimentés par l’instabilité économique mondiale et les tensions géopolitiques. Les politiques douanières américaines ajoutent leur lot d’incertitudes, poussant les acteurs du marché vers ces refuges traditionnels.
Face à des prix de l’or devenus stratosphériques, investisseurs institutionnels comme particuliers se tournent vers des alternatives plus accessibles mais tout aussi rassurantes.
Un métal aux multiples visages
L’argent joue sur plusieurs tableaux, ce qui explique en partie son attractivité. Sa relative abondance – quinze fois supérieure à celle de l’or dans la croûte terrestre – en fait un choix plus démocratique pour de nombreuses applications.
Le Silver Institute révèle un chiffre parlant : l’industrie absorbe désormais 63 % de la consommation mondiale d’argent. Ses propriétés conductrices exceptionnelles en font un composant incontournable de l’électronique moderne, des circuits imprimés aux smartphones en passant par les panneaux solaires.
Mais l’argent séduit aussi comme valeur refuge, particulièrement auprès des épargnants individuels qui cherchent à protéger leur patrimoine sans se ruiner. Zain Vawda, analyste chez MarketPulse by OANDA, y voit la clé de cette envolée : cette double casquette industrielle et financière crée une demande structurelle qui propulse les cours vers de nouveaux records.

