Le CAC 40 peine à trouver sa direction ce vendredi à la mi-séance, les investisseurs étant privés d’un repère essentiel : les statistiques sur l’emploi américain, toujours suspendues à cause du shutdown outre-Atlantique.
L’absence du rapport emploi américain pèse sur les marchés
Sans ces données cruciales venues des États-Unis, les opérateurs avancent en terrain inconnu. À mi-parcours de cette séance du 7 novembre, l’indice parisien abandonne près de 0,5 %. Ce recul s’explique notamment par l’annulation, pour la deuxième fois d’affilée, du rapport mensuel sur l’emploi que devait publier le département du travail américain. La paralysie administrative liée au shutdown gouvernemental continue de faire des dégâts.
Cette publication revêt une importance capitale pour les marchés comme pour la Réserve fédérale (Fed). L’institution monétaire américaine surveille de près l’évolution de l’emploi, objectif majeur de sa politique aux côtés de la stabilité des prix.
Performances contrastées au sein du CAC 40
Les analystes de Deutsche Bank soulignent que, privés du rapport officiel, les marchés ont amplifié leurs réactions aux indicateurs secondaires sur l’emploi. Les chiffres ADP ou les données Challenger, habituellement simples avant-goûts, ont pris une dimension disproportionnée.
Quelques titres sortent néanmoins du lot. Euronext s’impose avec un bond de presque 2,3 %, porté par des résultats trimestriels qui ont dépassé les prévisions et l’annonce d’un plan de rachat d’actions.
À l’inverse, en dehors du CAC 40, l’équipementier automobile Akwel subit un véritable décrochage de 14,1 %. La société a prévenu que ses ventes pourraient chuter de plus de 10 % d’ici 2026.
Devises et matières premières : mouvements mesurés
Sur le front des changes, l’euro grappille quelques centimes face au billet vert, progressant de 0,1 % à 1,1555 dollar. Les matières premières affichent une tendance plus ferme : le Brent de mer du Nord pour livraison en janvier gagne 0,8 % à 63,86 dollars le baril. Le WTI décembre n’est pas en reste avec une hausse de 0,9 % à 59,97 dollars le baril.

