L’indice CAC 40 a brisé sa spirale négative ce jeudi 20 novembre, s’offrant une respiration après cinq séances consécutives dans le rouge. Une performance d’autant plus méritoire que les marchés américains, plombés notamment par Nvidia, ont viré au rouge.
L’indice parisien arrache une progression modeste
Avec une clôture à 7 981,07 points, le CAC 40 signe un gain de 0,34 %, cassant ainsi sa mauvaise série hebdomadaire. La séance aura été riche en rebondissements : l’indice parisien avait pris plus de 1 % en cours de journée avant de voir ses gains fondre comme neige au soleil. Cette volte-face s’explique largement par le parcours chaotique de Nvidia, qui après avoir bondi de près de 5 % sur des résultats solides, a finalement plongé, entraînant dans sa chute les grands indices outre-Atlantique.
Technologie américaine sous pression et emploi préoccupant
La dégringolade des géants de la tech américaine a remis sur le devant de la scène les interrogations autour de leurs valorisations stratosphériques. Le contexte s’est corsé avec la publication tardive – rendue possible après la fin du blocage budgétaire américain – du rapport sur l’emploi de septembre. Les chiffres font froid dans le dos : seulement 119 000 créations d’emplois et un taux de chômage qui grimpe à 4,4%, du jamais vu depuis fin 2021.
Bastien Drut, en charge de la stratégie économique chez CPRAM, ne mâche pas ses mots : ce rapport « ne rassure pas sur la dynamique du marché de l’emploi, qui peine à absorber les nouveaux entrants, avec un secteur privé qui ne recrute désormais qu’en santé ». Ces données alimentent les spéculations sur un assouplissement monétaire de la Fed, d’autant que plusieurs membres du comité restent indécis.
BNP Paribas tire le CAC vers le haut
Côté français, BNP Paribas a joué les locomotives avec un bond spectaculaire de +4,4%. La banque a séduit les investisseurs en dévoilant une amélioration de son ratio de solvabilité accompagnée d’un programme de rachat d’actions, une combinaison gagnante aux yeux du marché.
Hors CAC 40, les mouvements ont été contrastés. Elior a brillé avec une hausse de 6,8% après avoir dévoilé ses comptes annuels 2024-2025. À l’opposé, Soitec a vécu un véritable calvaire, s’écroulant de 30,1% sur des prévisions jugées décevantes pour le trimestre actuel. Valeo n’a pas été épargné non plus, perdant 13% après que Jefferies ait qualifié ses objectifs moyen terme de « réalistes mais potentiellement décevants » dans une note matinale.
Stabilité relative sur les autres marchés
Du côté des devises, l’euro fait du surplace autour de 1,1534 dollar. Le pétrole recule légèrement : le Brent de mer du Nord abandonne 0,3 % à 63,34 dollars le baril, pendant que le WTI new-yorkais lâche 0,5 % à 58,97 dollars le baril.

