À la mi-séance de ce jeudi 28 août, le CAC 40 affiche une hausse modeste à Paris, bien que les résultats décevants du géant des processeurs graphiques Nvidia aient alimenté quelques inquiétudes. Les investisseurs gardent un œil sur les indicateurs économiques américains qui tombent dans les prochains jours.
Le CAC 40 reprend quelques couleurs
L’indice vedette de la place parisienne grappille 0,2 % pour s’établir à 7 761,32 points en milieu de journée. Cette progression reste modeste dans un environnement où l’incertitude politique plane toujours, avec notamment le vote de confiance du 8 septembre qui attend le gouvernement Bayrou comme épée de Damoclès.
Nvidia déçoit mais n’affole pas
Tous les regards se tournent vers Nvidia, véritable baromètre de la santé du secteur de l’intelligence artificielle. Le groupe américain a dévoilé des prévisions de revenus pour le prochain trimestre en deçà des attentes, ce qui a provoqué un repli modéré de 1,7 % en préouverture à Wall Street. Mais cette contre-performance n’a pas déclenché la panique redoutée par certains observateurs.
Josh Gilbert d’Etoro tempère : ces chiffres « n’ont pas été à la hauteur des espoirs parfois démesurés de certains investisseurs, ce qui a pesé sur l’action après la clôture. Les perspectives à long terme demeurent solides malgré ces turbulences passagères ».
L’œil rivé sur les statistiques américaines et les valeurs tricolores
Outre-Atlantique, les investisseurs attendent avec impatience plusieurs publications macroéconomiques majeures : les inscriptions hebdomadaires au chômage, une révision du PIB américain aujourd’hui, et l’indice PCE (l’indicateur d’inflation de référence de la Fed) vendredi.
Côté français, Pernod Ricard tire son épingle du jeu avec un bond de près de 5 %, soutenu par des résultats trimestriels qui dépassent les attentes sur la rentabilité et la génération de cash. LVMH continue sur sa lancée et s’adjuge encore 3,4 % après sa belle séance d’hier.
À la traîne, Eiffage (hors CAC 40) chute de 3,7 %, plombé par un résultat opérationnel semestriel légèrement décevant (-2 % par rapport aux prévisions). D’après Oddo BHF, cette publication ne devrait pas faire de vagues, les marchés restant focalisés sur l’aversion au risque hexagonal.
Panorama des autres marchés
Sur le front des devises, l’euro gagne du terrain face au billet vert et pointe à 1,1666 USD, soit une hausse de 0,2 %. Les cours du pétrole soufflent un peu : le Brent d’octobre abandonne 0,3 % à 67,21 dollars le baril, tandis que le WTI recule dans les mêmes proportions à 63,92 dollars.

