Le fabricant canadien de vêtements polaires Canada Goose a bondi de près de 14 % en séance mercredi, porté par des informations évoquant plusieurs propositions visant à sortir l’entreprise de la cote.
Bond spectaculaire sur les places new-yorkaise et torontoise
Vers 17h20, les titres Canada Goose s’envolaient sur les marchés de New York et Toronto. Cette flambée fait écho à un reportage de CNBC dévoilant que Bain Capital, actionnaire de contrôle avec 60,5 % du capital, aurait été approché par plusieurs candidats acquéreurs souhaitant privatiser la société.
D’après les sources proches du dossier interrogées par CNBC, ces propositions valorisent l’entreprise aux alentours de 1,4 milliard de dollars – une prime par rapport à sa capitalisation boursière qui frôle désormais 1,2 milliard après ce rebond.
Plusieurs fonds en lice pour une acquisition
La chaîne américaine révèle que différents fonds de capital-investissement, parmi lesquels Boyu Capital et Advent International, ont déposé leurs offres pour acquérir Canada Goose. Ces propositions représentent environ huit fois l’EBITDA des douze derniers mois, soit 1,35 milliard de dollars.
Une privatisation offrirait au repreneur une latitude accrue pour remodeler l’entreprise, sans les contraintes de transparence qui pèsent sur les sociétés publiques.
Redressement recherché pour l’entreprise canadienne
Sollicités par Reuters, Bain Capital et Canada Goose ont préféré garder le silence sur ces rumeurs. La marque canadienne affiche un chiffre d’affaires annuel de 1,35 milliard de dollars sur son dernier exercice. Mais elle accuse une lourde perte opérationnelle de 106,4 millions de dollars sur son trimestre le plus récent.
Ces difficultés financières pourraient justifier l’appétit des investisseurs privés, désireux de reprendre les rênes pour orchestrer un redressement à l’abri des regards boursiers.

