À Quakers Hill, en périphérie ouest de Sydney, une maison est devenue une curiosité locale. Encerclée par des centaines de pavillons aux toits gris identiques, elle trône seule, comme une forteresse au milieu d’un océan de lotissements. La raison ? Ses propriétaires, la famille Zammit, refusent de vendre malgré des offres astronomiques qui auraient pu les rendre multimillionnaires.
Une maison au milieu des pavillons
Sur les images aériennes, la scène semble irréelle. Des rues parfaitement tracées, des maisons toutes semblables… et, au centre, une grande bâtisse à la toiture brune entourée de verdure. Un contraste saisissant qui intrigue aussi bien les voisins que les curieux de passage.
« Ça ressemble à un château », a confié une riveraine à une chaîne australienne. Construit sur un terrain de 20 000 m², le domaine se distingue autant par sa taille que par son refus obstiné de céder à la pression immobilière.
Il y a une dizaine d’années encore, la maison était estimée à 850 000 dollars australiens (environ 520 000 €). Aujourd’hui, certaines offres dépasseraient les 40 millions de dollars australiens (près de 25 millions d’euros). Un jackpot que la famille Zammit continue de repousser.

Du champ à l’urbanisation massive
Lors de leur installation, il y a plus de quinze ans, les Zammit vivaient entourés de terres agricoles et de petites maisons de briques rouges. Depuis, le paysage s’est totalement métamorphosé. Les champs ont laissé place à des routes, du béton et des lotissements modernes.
Une vidéo en accéléré diffusée sur les réseaux sociaux illustre cette transformation : on y voit les champs se morceler, puis disparaître sous les fondations de centaines de pavillons. Seule la maison familiale, protégée, reste immuable – un vestige rural au cœur d’une banlieue standardisée.
750 mètres de clôture pour défendre leur territoire
Afin de protéger leur terrain et de freiner l’avancée des promoteurs, la famille a fait installer 750 mètres de clôture tout autour de la propriété. Conséquence imprévue : les urbanistes ont dû interrompre certaines rues, incapables de les prolonger à travers ce bloc infranchissable.
Cette singularité fait des heureux dans le voisinage. « Je suis ravi qu’ils aient refusé de vendre », confie un habitant. « Grâce à eux, nous avons une impasse plus sécurisée pour nos enfants. Et leur grand jardin à côté de chez nous, c’est comme si on avait un parc en bonus. »
Une manne immobilière laissée de côté
Pourtant, les chiffres donnent le vertige. Selon un agent immobilier interrogé par la presse australienne, le terrain des Zammit est assez vaste pour accueillir jusqu’à 50 maisons de 300 m² chacune. À raison d’environ un million de dollars australiens l’unité, cela représenterait plus de 30 millions d’euros de valeur foncière.
Mais la famille ne semble pas prête à céder, malgré la pression et les offres mirobolantes. Pour elle, ce domaine reste d’abord une maison de famille, et non un investissement.

