AG Solocal : de la croissance avec 1/4 des effectifs en moins ?

Une centaine d’actionnaires de SoLocal étaient présents à l’AG du 25 juin 2018 au Palais Brongniart (Quorum : 50,4 %). Souvent actionnaires de longue date, la quasi totalité ayant perdu beaucoup d’argent avec la société, beaucoup ayant participé à la recapitalisation de 2017 et tous ayant envie de savoir si l’histoire de l’ex-PagesJaunes peut se terminer mieux qu’elle n’a commencé avec la vente par Orange et le LBO désastreux de Goldman Sachs et de KKR.

A vrai dire, l’AG n’a rien révélé de très encourageant pour l’heure. Le président du conseil d’administration Pierre Danon, nommé après la restructuration financière de 2017, a tout de même confirmé que les objectifs restaient « un Ebitda qui cesse de baisser » en 2018. Il s’est comporté en maître de cérémonie affable ce qui a contrasté avec son prédécesseur Robert de Metz. Pourtant les réponses à la trentaine de questions assez précises, sont parfois restées vagues. Pierre Danon a annoncé dès l’ouverture de l’AG, la signature par quatre des cinq  organisations syndicales de la société du plan social qui va permettre de réduire les effectifs de SoLocal de 1000 personnes soit d’environ un quart. Le coût du plan est toujours estimé à 180 millions € pour une économie de 120 millions € par an quand il sera mis en oeuvre. La CGT a été la seule à ne pas signer l’accord, échaudée par les serments non honorés de maintien de l’emploi du précédent Directeur Général Jean-Pierre Rémy qui a quitté l’entreprise il y a un an, une fois la restructuration finalisée. Le personnel n’a pas oublié que Jean-Pierre Rémy et Christophe Pingard ( ex-DG délégué) avaient été jusqu’à faire acheter des actions aux salariés pour contrer les « actionnaires regroupés » en AG, leur faisant perdre un peu d’argent au passage.

Les résolutions à voter en AG portaient principalement sur l’approbation des comptes sociaux et consolidés. L’année 2017, s’est soldée par un une forte baisse de l’Ebitda (-15 %) qui avait connu une stabilisation en 2016, un résultat d’exploitation en chute libre ( -24 %) et